Un bilan d’étape

Nous arrivons au bout du Projet Seniors.

Il resterait encore des choses à partager et il y aura peut-être quelques articles dans le futur pour signaler des actualités liées mais l’essentiel est dit.

Durant ces trois mois à Bayeux, nous avons mené une trentaine d’entretiens, réunis une cinquantaine de personnes pour parler de la médiathèque. Nous avons essayé d’écouter surtout.

Les questions du design thinking, de la pertinence me semblent essentielles.  Si le travail d’enquête et de tests peuvent sembler fastidieux, les quelques résultats obtenus me font penser que cela n’est pas fait en vain.  Pour rendre la médiathèque plus visible, nous avons intérêt à aller au devant des autres, en profondeur, plutôt que d’agir seuls.

Je remercie l’équipe de Bayeux de m’avoir accueilli, Sylvie Torkzad et Amélie Pappalardo pour leur implication dans le projet, Célie Adamczyk, Eva Garrouste et Françoise Moreau pour leur implication dans le world café. Je remercie aussi toutes les associations et acteurs publics que nous avons rencontrés avec l’espoir de les avoir entendus. Enfin, je suis très curieux de ce que Nicolas Beudon va faire de tout cela, et de la suite du projet.

Il reste beaucoup à faire, ce n’est qu’une étape.

Nos 10 actions pour les seniors

10 ACTIONS

Où va-t-on maintenant ? Après ces 3 mois de stage, nous avons identifié des communautés pour lesquelles travailler, des acteurs qui pourraient s’associer à nous, des obstacles à surmonter, des points d’attractivité à développer. Il nous incombe de proposer des actions qui accompagnent ces volontés sans les paraphraser. Nous souhaitons proposer des actions créatives qui répondent à une demande, aux missions de la médiathèque, et qui relient des communautés. Les actions que nous présentons ici sont les plus originales. Elles ne doivent pas faire oublier  le travail quotidien de la médiathèque : par exemple, associer les partenaires à la mise en valeur des collections en créant des labels pour les clubs de lecture, ou créer un club de lecture (ou d’écoute, ou de visionnage) centré sur les nouveautés ou au contraire les livres qui sont menacés de désherbage.

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Des obstacles à surmonter, des appétits à satisfaire

drake meme

Ce que l’on ne veut pas, ce que l’on veut, exprimé via le meme Drakeposting tiré du clip Hotline Bling de Drake

Nous avons détaillé les partenaires rencontrés, les méthodes d’enquêtes déployées. Parlons maintenant de la masse d’information glanée. Quels sont les obstacles ? Mais aussi et surtout, que recherchent les seniors ?

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Meeting people is easy

affiche world café

Projet d’affiche non retenu au final pour le World Café réalisé avec les modèles libres de Piktochart

Nous avons identifié dans l’article précédent quelques partenaires particulièrement adaptés à une action en direction des séniors. Reste à savoir quel est le meilleur moyen de communiquer avec eux : entretien individuel poussé ou atelier participatif ? Plus que de hiérarchiser, tout l’enjeu est de savoir articuler ces deux méthodes.

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Mais qu’avez-vous fait au projet seniors ?

Le stage s’est terminé le 2 mars mais le rythme imposé par la formation d’élève conservateur ne m’avait pas permis  de terminer le blog. Je profite de ces vacances pour vous proposer une conclusion temporaire, celle de ma participation au projet des 7 lieux.  L’attente a été longue, je ne voulais pas bacler, et j’espère que ce que vous lirez vous plaira.

Après quelques articles théoriques, il sera temps de voir comment nous avons réellement procédé. Je vais vous montrer comment nous avons recueilli l’information, établi des thématiques et proposé des actions pour les seniors de la future. A chaque étape, nous avons eu à cœur de diversifier les communautés visées. Le projet seniors, c’est une trentaine d’entretiens, un atelier participatif avec plus de 50 personnes, dix thématiques et 13 fiches actions dont 5 prioritaires.

Limiter le projet dans le temps permet d’achever une première boucle, une première exploration, avec la conviction de ne pas avoir exploré toutes les pistes. Prendre de la distance avec le projet permet pourtant de voir à quel point les pistes retenues font sens. Je terminerai ce blog avec l’espoir d’avoir laissé des actions utiles à la médiathèque, et beaucoup de curiosité sur la manière dont ces idées vivront sans moi.

La pertinence : ce que l’on fait à l’extérieur se voit à l’intérieur

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Image d’illustration :  Takashi Hososhima (Miyako opening a door) [CC BY-SA 2.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)%5D, via Wikimedia Commons

Nous voici de retour pour parler de l’art de la pertinence de Nina Simon. Nous avons vu dans la première partie qu’attirer un nouveau public n’est possible que si l’on arrive à lui faire comprendre que ce qui compte pour lui se trouve dans notre lieu. C’est ce que l’on appelle lui construire une porte et lui donner la clé.

La question que nous allons voir maintenant est : comment connaître ceux qui ne sont pas dans nos lieux ? Comment monter avec eux de nouvelles portes ? Comment faire cohabiter les anciens occupants de notre pièce et les nouveaux ? Et enfin comment faire pour ne pas segmenter notre offre, et réunir tout le monde dans la même pièce ?

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Une question de pertinence

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Illustration : couverture du livre The art of relevance de Nina Simon

Vous ne le savez certainement pas, mais Nina Simone a marqué l’année 2017 chez les lauréats de concours A+ de la fonction publique (oui c’est très spécifique). Par un effet de coïncidence rarissime, le nom de la chanteuse a été choisi par les élèves administrateurs territoriaux et par les conservateurs d’Etat, tandis qu’un certain nombre de conservateurs territoriaux (dont moi je le concède) avaient fortement poussé en sa faveur.

Cet article pourtant ne parlera pas de la chanteuse de Feeling good ou Sinnerman mais de la conservatrice du patrimoine Nina Simon (par ailleurs fille d’un des membres des Sha na na mais c’est une autre histoire), directrice du musée d’art et d’histoire de Santa Cruz, le MAH, dont le mot d’ordre est « le site des meilleures collaborations créatives de Santa Cruz ».

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Qui sont les seniors ?

qui sont les seniors

Si l’on veut accueillir plus et mieux les seniors, il faut savoir qui ils sont. Il est donc temps de rentrer dans le vif du sujet et de théoriser un peu. Commençons par quelques précautions d’usage.  Je ne suis ni sociologue, ni un spécialiste de la question, juste un bibliothécaire curieux qui essaie de comprendre dans un but avant tout pragmatique. Pour autant, je vais essayer de ne pas raconter n’importe quoi.

Dans cet article, je vais vous expliquer pourquoi notre définition sera la plus large possible, avant de combiner plusieurs approches, économique, médicale, et marketing.

Petite nouveauté : à partir de ce billet, je vais commencer par un résumé qui sera certes simplificateur, mais permettra aux plus pressés de se faire une idée, et je l’espère, leur donnera envie de lire l’intégralité.

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Qu’est-ce que le Projet Seniors ? Deuxième partie : le plan d’action d’une démarche participative

photo deuxième article

Dans son article “le design thinking dans le #projetBayeux“  Nicolas Beudon, directeur de la médiathèque de Bayeux, expliquait n’avoir pas eu le temps de  mener des enquêtes de terrain, mais s’être inspiré de celles existantes. A ceci s’ajoutait tout de même deux exceptions : un biblioremix à destination du public adolescent et “un projet comparable en direction des seniors” mis en place  “de novembre à mars 2017” par “un élève conservateur de l’INET”. Cet élève conservateur, c’est moi, vous l’avez compris.

Nous sommes trois dans le Projet Seniors : Sylvie Torkzad, Amélie Pappalardo  et moi.

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